Aller au contenu
Blog · 6 min de lecture

Droit à l'image en entreprise : le guide employeur

Publier le portrait d'un collaborateur sur votre site ou vos réseaux n'est pas anodin : le droit à l'image est protégé par l'article 9 du Code civil, et la photo d'un salarié est une donnée personnelle au sens du RGPD. Voici les règles à connaître avant de mettre en ligne votre page équipe.

L'équipe du studio, Photographes professionnels à Paris
L'équipe du studio Photographes professionnels à Paris Publié le 20 août 2026 · 6 min de lecture
Droit à l'image en entreprise : le guide employeur

Le principe : pas de publication sans accord

Toute personne dispose d'un droit exclusif sur son image (article 9 du Code civil). Le contrat de travail ne vaut pas autorisation : un salarié peut refuser d'apparaître sur le site, la plaquette ou les réseaux de son employeur, sans avoir à se justifier, et sans que cela puisse lui être reproché.

Une autorisation écrite, précise et distincte

L'accord doit être écrit, spécifique et éclairé : quels supports (site, LinkedIn, presse, print), quelle durée, quel périmètre géographique. Une autorisation « pour tous usages et pour toujours » est fragile juridiquement. Prévoyez un document distinct du contrat de travail, signé au moment de la séance, et conservez-le.

RGPD : la photo est une donnée personnelle

Le portrait d'un salarié identifiable est une donnée personnelle : l'entreprise doit l'inscrire dans son registre de traitements, informer le salarié de la finalité et de la durée de conservation, et permettre l'exercice des droits d'accès et d'effacement. La base légale la plus solide pour une photo de communication est le consentement, révocable à tout moment.

Départ du salarié : que deviennent les photos ?

Au départ d'un collaborateur, retirez son portrait du trombinoscope et des pages équipe dans un délai raisonnable, et cessez toute nouvelle utilisation. Les supports déjà imprimés n'ont pas à être détruits, mais toute réimpression est exclue. Anticipez : une clause de l'autorisation peut prévoir un délai de retrait (30 jours, par exemple).

En pratique pour votre séance corporate

Le jour de la séance : fournissez un formulaire d'autorisation individuel (nous en mettons un modèle à disposition de nos clients), faites-le signer avant le passage devant l'objectif, et notez qui a consenti à quoi. Un salarié qui refuse ? Il ne pose pas, tout simplement, et son absence du trombinoscope ne peut pas lui être opposée.

Questions fréquentes

Une photo de groupe nécessite-t-elle l'accord de chacun ?
Oui dès qu'une personne est reconnaissable. Pour une photo de service entier, faites signer chaque participant ; un refus peut se gérer par le placement (de dos, hors champ) ou un recadrage.
Peut-on imposer la photo sur le trombinoscope interne ?
L'intranet reste une diffusion : l'accord est requis. La CNIL admet plus facilement l'usage interne, mais le refus du salarié doit être respecté aussi pour le trombinoscope.
Qui est responsable en cas de litige : l'entreprise ou le photographe ?
L'entreprise, en tant que responsable de traitement et diffuseur. Le photographe cède les droits d'auteur sur les images ; le droit à l'image des personnes photographiées reste à gérer par l'employeur.
Devis gratuit

Votre devis photographe gratuit sous 24 h

Décrivez votre projet en deux minutes. Vous recevez un devis forfaitaire clair, sans engagement, et une proposition de date.

  • Réponse sous 24 h ouvrées
  • Forfaits transparents, déplacement Paris inclus
  • Studio ou intervention dans vos locaux

1 Votre projet · étape 1 sur 2

Gratuit et sans engagement. Vos coordonnées ne servent qu'à établir votre devis.